Les tests de BYD au Canada se corsent — une sous-marque apparaît

Les tests de BYD au Canada se corsent — une sous-marque apparaît

Photo : JustAnotherCarDesigner · CC0 · Wikimedia Commons

Un Fangchengbao Ti7, le VUS tout-terrain de la sous-marque robuste de BYD, le type de modèle photographié en test près de Montréal en août 2026
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9 min de lecture

L'essentiel

  • Au cours des deux dernières semaines, des photos publiées sur le forum r/EVCanada de Reddit et dans des communautés canadiennes de VE montrent deux véhicules distincts : un Fangchengbao Ti7 — la sous-marque tout-terrain de BYD — photographié dans un stationnement d'hôtel près de Montréal aux côtés d'un BYD Sealion 7, et une Sealion 06 camouflée, le plus récent VUS compact de BYD, aperçue sur des plaques de fabricant ontariennes dans un centre commercial de Markham.
  • Le duo québécois : un Fangchengbao Ti7 noir, un tout-terrain à autonomie prolongée de 4 999 mm sur un empattement de 2 920 mm, avec un générateur à essence turbocompressé de 1,5 litre entraînant un ou deux moteurs électriques — la même catégorie qu'un Toyota Land Cruiser Prado, pas une petite citadine électrique.
  • Voici le détail qui distingue ceci d'une simple actualité de test routinier.

Fiche techniqueBYD Seagull

305 kmAutonomie
$22,000Prix de départ
10.0 s0-100 km/h
38 kWh LFPBatterie
ConfirméStatut Canada

La flotte d'essai canadienne de BYD vient de devenir beaucoup plus intéressante, et un détail réglementaire enfoui dans le propre registre de Transports Canada rend l'une des deux observations plus difficile à expliquer qu'un simple test de préparation au lancement.

Au cours des deux dernières semaines, des photos publiées sur le forum r/EVCanada de Reddit et dans des communautés canadiennes de VE montrent deux véhicules distincts : un Fangchengbao Ti7 — la sous-marque tout-terrain de BYD — photographié dans un stationnement d'hôtel près de Montréal aux côtés d'un BYD Sealion 7, et une Sealion 06 camouflée, le plus récent VUS compact de BYD, aperçue sur des plaques de fabricant ontariennes dans un centre commercial de Markham. Nous avons examiné les photos, recoupé les véhicules avec le registre public de préautorisation de Transports Canada, et vérifié l'affirmation réglementaire qui fait de ceci une véritable nouveauté plutôt qu'une simple compilation de photos volées.

Ce qui a réellement été photographié

Le duo québécois : un Fangchengbao Ti7 noir, un tout-terrain à autonomie prolongée de 4 999 mm sur un empattement de 2 920 mm, avec un générateur à essence turbocompressé de 1,5 litre entraînant un ou deux moteurs électriques — la même catégorie qu'un Toyota Land Cruiser Prado, pas une petite citadine électrique. Fangchengbao le commercialise mondialement dans sa série Titanium; les concessionnaires du Golfe listent le même véhicule sous les noms Leopard 7 ou Bao 7. À ses côtés : une Sealion 7 blanche, le VUS électrique intermédiaire de BYD, construit sur le langage de design « Ocean Aesthetics » de l'entreprise, avec un nez scellé, sans calandre.

Le véhicule ontarien raconte une autre histoire : emblèmes recouverts de ruban adhésif, mais la silhouette au pavillon coupé et une plaque de fabricant ontarienne (préfixe MFR, distincte d'une plaque de concessionnaire) pointent vers une Sealion 06 — une appellation qui, en Chine, est livrée avec du LiDAR et la batterie Blade de deuxième génération de BYD, des caractéristiques exclusives à la plus récente gamme du constructeur, millésime 2026. S'il s'agit de la même génération, c'est le matériel BYD le plus avancé jamais documenté sur les routes canadiennes.

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Pourquoi le Ti7 ne cadre pas avec l'explication évidente

Voici le détail qui distingue ceci d'une simple actualité de test routinier. Le registre de préautorisation de l'Annexe G de Transports Canada — la liste des usines étrangères autorisées à vendre au Canada sans examen véhicule par véhicule — fonctionne au niveau de l'usine, pas de la marque. Les usines de BYD à Shenzhen et Xi'an figurent dans ce registre pour les voitures particulières, et Reuters a rapporté en juin que BYD avait entamé un processus de conformité pour deux modèles particuliers, précisément issus de ces deux usines. La Sealion 7, construite à Xi'an (et à Changzhou, dans le Jiangsu), pourrait plausiblement se rattacher à une inscription existante de l'Annexe G.

Le Fangchengbao Ti7, lui, ne le peut pas. Il est assemblé à Changsha, Hefei et Jinan — aucune de ces usines ne figure dans les inscriptions actuelles de BYD à l'Annexe G. Un véhicule provenant d'une usine non inscrite nécessite soit une nouvelle inscription au registre, soit la voie d'approbation au cas par cas de Transports Canada, qui examine chaque véhicule individuellement par numéro d'identification et ne peut pas s'appliquer à des volumes de vente.

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Nous avons vérifié si cette voie est même ouverte en ce moment, parce qu'un récit largement repris de cette histoire affirme que Transports Canada refuse toujours les nouvelles demandes pour les voitures particulières — et cette affirmation est périmée. Transports Canada a suspendu les nouvelles demandes de l'Annexe G pour les voitures particulières et les véhicules multisegments en 2025, mais a repris leur traitement le 28 février 2026, après avoir révisé son processus d'examen. La suspension qui aurait rendu une nouvelle inscription du Ti7 impossible s'est terminée sept mois avant que ces photos ne soient prises. Cela ne confirme pas que Fangchengbao a déposé une demande — rien ici ne le confirme — mais cela retire le principal argument selon lequel un Ti7 au Québec doit forcément être une importation d'évaluation ponctuelle plutôt que les premières démarches administratives pour quelque chose de plus permanent.

Quoi qu'il en soit, tester un véhicule de sous-marque signale quelque chose qu'une simple Sealion 7 ne signale pas : le Ti7 concurrence directement le Land Cruiser Prado, un segment que les Canadiens achètent en volume réel et qui n'a jamais figuré dans aucun des plans canadiens publiquement rapportés de BYD, lesquels se sont toujours concentrés sur les voitures particulières — la Seal, l'Atto 3, la Dolphin et la Seagull.

Le contexte corporatif dans lequel s'inscrivent ces observations

Rien de tout cela ne se produit isolément. L'observation ontarienne a eu lieu à quelques pâtés de maisons de l'endroit qui compte : BYD Canada Company Limited est enregistrée au 60 Travail Road à Markham, et Dealer Solutions Mergers & Acquisitions — le cabinet-conseil que BYD a mandaté pour repérer des sites de concessions — opère dans la même municipalité. Le centre commercial où la Sealion 06 a été photographiée dessert une importante communauté sino-canadienne du même secteur.

Sur le plan de la fabrication spécifiquement, la position publique de BYD a évolué depuis le printemps. Dans une entrevue à Bloomberg en mars, la vice-présidente exécutive Stella Li a déclaré qu'une coentreprise « ne fonctionnerait pas » pour BYD au Canada et que l'entreprise étudiait plutôt une usine détenue à 100 % — évoquant même l'acquisition de la capacité existante d'un constructeur historique en difficulté. C'est cohérent avec l'intérêt rapporté de BYD pour l'usine Stellantis inactive de Brampton, bien que cette démarche visait spécifiquement la production d'autobus, pas de voitures particulières. En juin, selon des reportages cités aux côtés de ces observations, BYD se serait jointe à Chery et Geely pour dire à la ministre de l'Industrie Mélanie Joly qu'elles étaient prêtes à explorer des coentreprises après tout — un véritable assouplissement par rapport à la position de Mme Li en mars, bien qu'encore loin d'une entente signée.

Le moment coïncide aussi avec le calendrier propre au quota d'importation : ces observations ont émergé alors que la fenêtre 1 se refermait et que la fenêtre 2 s'ouvrait, et le quota couvre autant les véhicules entièrement électriques que les hybrides et hybrides rechargeables — ce qui signifie qu'un véhicule à autonomie prolongée comme le Ti7 compterait dans la même allocation qu'une Seagull, s'il était un jour importé pour la vente au détail plutôt que pour l'essai.

Ce que cela confirme — et ce que cela ne confirme pas

Cela confirme que les essais routiers canadiens s'étendent maintenant à au moins deux emblèmes de la famille BYD, pas seulement à la marque phare. Cela confirme qu'une Sealion 06 de génération plus récente — avec le matériel de batterie et de capteurs le plus récent de la Chine — a été conduite sur les routes ontariennes. Et cela confirme que le raccourci réglementaire qui rendrait un lancement du Ti7 simple n'existe pas encore, bien que la porte pour en faire la demande ait rouvert plus tôt cette année.

Cela ne confirme pas un lancement canadien de Fangchengbao. BYD n'a annoncé aucune date, aucun modèle confirmé au-delà de ses quatre voitures particulières, et aucun plan de sous-marque. Ni BYD ni Transports Canada n'ont précisé quels véhicules se trouvent au pays ni sous quelle autorisation — les importations d'évaluation à des fins d'ingénierie et de test par temps froid n'exigent pas la même autorisation que la vente au détail, et cela demeure l'explication la plus probable pour une unité d'essai isolée. Ce qui a changé, c'est qu'il existe désormais une raison documentée, au niveau de l'usine, de surveiller si Fangchengbao apparaît au registre de Transports Canada — ce serait le signal que ceci dépasse le cas isolé.

Foire aux questions

Fangchengbao est-elle une marque de BYD? Oui. Fangchengbao est la sous-marque robuste et tout-terrain de BYD, vendue à l'international dans une gamme qui inclut le Ti3 et le Ti7 (aussi badgé Leopard 7 ou Bao 7 sur certains marchés).

Le Ti7 peut-il être importé au Canada de la même façon qu'une voiture particulière BYD? Pas selon l'enregistrement actuel de BYD auprès de Transports Canada. La préautorisation de l'Annexe G fonctionne par usine de fabrication, et les usines du Ti7 (Changsha, Hefei, Jinan) ne figurent pas dans la liste actuelle de BYD, contrairement à l'usine de Xi'an qui construit la Sealion 7. Une nouvelle usine nécessiterait sa propre inscription au registre ou une approbation véhicule par véhicule.

Transports Canada a-t-il cessé d'accepter de nouvelles inscriptions de fabricants? Non — plus maintenant. Une suspension des nouvelles demandes de l'Annexe G pour les véhicules particuliers, débutée en 2025, s'est terminée le 28 février 2026, quand Transports Canada a repris leur traitement sous un processus d'examen révisé.

Cela signifie-t-il que BYD lance un VUS tout-terrain au Canada? Aucune confirmation en ce sens n'existe. Un seul véhicule d'essai photographié dans un stationnement relève de l'activité d'évaluation, pas d'une annonce de produit. La gamme canadienne annoncée de BYD demeure quatre modèles particuliers.

Qu'est-ce qui distingue la Sealion 06 aperçue en Ontario? S'il s'agit de la génération actuelle du marché chinois, elle serait équipée du LiDAR et de la batterie Blade de deuxième génération de BYD — du matériel exclusif aux véhicules millésime 2026 et plus avancé que tout ce que BYD a précédemment montré en test au Canada.

BYD Seagull

Fiche véhicule

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