Sondage Léger : 72 % des Québécois ouverts aux VE chinois

Couvre les derniers développements des véhicules électriques chinois et leur impact sur le marché automobile canadien.
L'essentiel
- Un sondage Léger vient de confirmer ce que beaucoup soup��onnaient : le Québec est la province canadienne la plus réceptive aux véhicules électriques chinois.
- Les chiffres province par province dessinent une carte claire des opportunités.
- Trois facteurs expliquent l'ouverture québécoise.
72 % des Québécois prêts à acheter un VE chinois
Un sondage Léger vient de confirmer ce que beaucoup soup��onnaient : le Québec est la province canadienne la plus réceptive aux véhicules électriques chinois. Le chiffre est frappant — 72 % des Québécois se disent prêts à considérer l'achat d'un VE de marque chinoise comme BYD, Chery ou Geely. La moyenne canadienne est de 58 %. C'est un écart de 14 points, et il raconte une histoire intéressante sur l'état d'esprit des consommateurs québécois. Le sondage, mené auprès de 3 200 Canadiens entre le 15 et le 28 février 2026, montre un Québec qui se distingue nettement du reste du pays. Pour les constructeurs chinois qui planifient leur entrée au Canada, cette donnée devrait influencer où ils ouvrent leurs premiers concessionnaires.
Le classement par province
Les chiffres province par province dessinent une carte claire des opportunités. Le Québec mène avec 72 %, suivi de la Colombie-Britannique à 65 %, puis l'Alberta à 59 %, les Prairies à 57 %, et l'Ontario à 54 %. Les provinces de l'Atlantique affichent 51 %. Le contraste entre le Québec et l'Ontario est particulièrement notable — 18 points d'écart entre les deux provinces les plus peuplées du Canada. L'explication tient en partie à la présence de l'industrie automobile en Ontario. Les travailleurs et les communautés qui dépendent des usines de GM, Ford et Stellantis à Oshawa, Windsor et Brampton perçoivent les VE chinois comme une menace directe à leurs emplois. Au Québec, l'industrie manufacturière automobile est quasi inexistante, ce qui libère les consommateurs de cette préoccupation.
Pourquoi le Québec est si ouvert aux VE chinois
Trois facteurs expliquent l'ouverture québécoise. Le premier est le rapport qualité-prix. Le Québec a le revenu médian le plus bas des grandes provinces canadiennes — 39 500 $ par an contre 43 200 $ en Ontario. Les VE chinois, avec des prix de 30 à 45 % inférieurs à la concurrence, correspondent parfaitement au budget des ménages québécois. Le deuxième facteur est environnemental. Le Québec produit 99 % de son électricité par hydroélectricité. La transition vers le VE est perçue comme un geste écologique complet — pas juste déplacer la pollution de la voiture à la centrale. Le troisième facteur est culturel. Les Québécois ont historiquement moins de fidélité aux marques nord-américaines que le reste du Canada. Les voitures japonaises et coréennes ont percé au Québec plus vite que dans les autres provinces.
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Les 18-34 ans : la génération VE chinois
Le groupe d'âge 18-34 ans est le plus enthousiaste, avec 81 % prêts à considérer une marque chinoise. C'est 9 points de plus que la moyenne québécoise et 23 points de plus que la moyenne canadienne. Cette génération a grandi avec des produits technologiques chinois — smartphones, ordinateurs portables, applications. La stigmatisation du « Made in China » qui affecte encore les baby-boomers n'existe tout simplement pas chez les jeunes consommateurs. Pour eux, la question n'est pas « d'où vient la voiture ? » mais « combien elle coûte et qu'est-ce qu'elle fait ? ». Les constructeurs chinois devraient prendre note : leur marketing au Canada devrait cibler ce groupe démographique en priorité, avec une présence forte sur TikTok, Instagram et YouTube.
Les préoccupations qui persistent
Le sondage révèle aussi les freins. La qualité du service après-vente inquiète 64 % des répondants. La disponibilité des pièces de rechange préoccupe 58 %. La durabilité en conditions hivernales est citée par 52 % des Québécois. Ces inquiétudes sont légitimes — aucun constructeur chinois n'a encore de réseau de service au Canada. BYD prévoit 20 concessionnaires dans sa première année, ce qui laissera de vastes zones sans couverture. Pour un Québécois de Rimouski ou de Saguenay, le concessionnaire BYD le plus proche sera à Montréal ou Québec. C'est un probl��me réel que les constructeurs devront résoudre avec des partenariats de service locaux ou des unités de réparation mobiles.
Questions fréquentes
### Quel pourcentage de Québécois considéreraient un VE chinois ? 72 % des Québécois se disent prêts à considérer l'achat d'un véhicule électrique de marque chinoise, selon un sondage Léger de février 2026. C'est 14 points au-dessus de la moyenne canadienne de 58 %.
### Quelle province est la moins ouverte aux VE chinois ? Les provinces de l'Atlantique affichent le taux le plus bas à 51 %, suivies de l'Ontario à 54 %. La proximité de l'industrie automobile en Ontario explique en partie cette réticence.
### Pourquoi les jeunes Québécois sont-ils plus ouverts ? Les 18-34 ans affichent 81 % d'ouverture. Cette génération a grandi avec des produits technologiques chinois et juge les véhicules sur le prix et les fonctionnalités plutôt que sur l'origine du fabricant.
### Quelles sont les principales inquiétudes des Canadiens face aux VE chinois ? Le service après-vente (64 %), la disponibilité des pièces (58 %) et la durabilité en conditions hivernales (52 %) sont les trois préoccupations les plus citées.
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